Bruce Clarke est né en 1959 à Londres. Son œuvre artistique traite de l’histoire contemporaine, déconstruit les modes de pensée et les représentations de nos sociétés pour stimuler une réflexion sur le monde actuel. Partant de fragments déchirés, de journaux, d’affiches, il lie mots et couleurs. Les éléments de collages sont pris comme entités uniques, individuelles, puis noyées, couvertes, enduites pour épaissir et opacifier le support avant de réapparaître autrement, sous la forme d’un vaste palimpseste. Chez Bruce Clarke, le travail plastique est inséparable d’un militantisme politique. Il devient une figure important du mouvement anti-apartheid en France, s’engage pour les clandestins, effectue un reportage photographique au Rwanda quelques semaines après le génocide. En consultation avec les associations de rescapés du génocide, il entreprend en 2000 de créer le « Jardin de la Mémoire » près de Kigali. Il expose régulièrement en Europe, en Afrique, et aux Etats-Unis.

Bruce Clarke

Le Collectif pour les Hommes debout est une association à but non-lucratif fondée en 2012 et basée en Suisse. Il a notamment pour but de contribuer à faire connaître les œuvres artistiques nées de ce projet ainsi qu'à diffuser le plus largement possible le concept de dignité humaine que les Hommes debout sous-tendent.

Présidé par Aisha Rahamatali, le Collectif est formé de (jeunes) gens engagés à faire circuler les images des Hommes debout ainsi qu'à lutter pour la dignité humaine et pour la mémoire des victimes du génocide des Tutsi au Rwanda.

Le Collectif pour les Hommes debout

Fanny Guex

Doctorante en Histoire des religions, cette jeune chercheuse est la cofondatrice du Collectif pour les Hommes debout et la production manager de ce projet. 

En 2008, elle fait la connaissance de l’artiste-plasticien Bruce Clarke ainsi que des problématiques liées à l’histoire du génocide des Tutsi au Rwanda grâce à la littérature. Cette rencontre donne lieu à un voyage au printemps 2010 pour assister aux cérémonies de commémoration au Rwanda, suivi d'un engagement intellectuel pour la mémoire des victimes du génocide des Tutsi.