1994, Rwanda, un génocide se déroule dans l’indifférence générale. Entre avril et juillet, plus d’un million de personnes
sont exterminées parce que leur carte d’identité ou leur faciès les désignaient comme «Tutsi». En moins de cent jours,
à la machette, à la massue, à coups de fusils, de grenades, noyés ou brûlés vifs, hommes, femmes, enfants, vieillards
sont tués dans les villes, sur les collines, dans les églises.

2014, 20 ans plus tard, le plasticien Bruce Clarke et le Collectif pour les Hommes debout rendent hommage aux
victimes au moyen de peintures d’hommes, de femmes, d’enfants, debout, majestueuses et dignes, plus grandes que
nature, peintes directement sur les lieux de mémoire au Rwanda, accrochées ou projetées sur des lieux symboliques
ailleurs dans le monde.

Ces silhouettes, témoins silencieux mais incarnés, redonnent une présence aux disparus tout en symbolisant la
dignité d’êtres humains confrontés au crime des crimes que représente la négation du droit à la vie de tout un peuple.
L’objectif est de faire connaître cet épisode historique, souvent perçu comme une tragédie africaine de plus. Affirmer
la mémoire du génocide des Tutsi c’est rappeler à l’Humanité que, malgré les bonnes résolutions et les discours qui
ont suivi les génocides des Arméniens et des Juifs, il y eut d’autres génocides au XXe siècle.

Pour lutter contre l’amnésie, durant l’année 2014, Les Hommes debout seront visibles au Rwanda et dans plusieurs
villes de par le monde, en Suisse, en France, en Belgique, au Luxembourg, au Bénin et au Canada. De nombreuses
expositions et une performance artistique, le soir du 7 avril, mêlant lumière, mots et musique pour rappeler à chacun
qu’un génocide est un crime contre l’humanité. Il fait partie de notre histoire. Exposés dans des lieux publics et
symboliques comme la Place des Nations à Genève, ces personnages deviennent les gardiens de notre mémoire.

Présentation complète

photo 1

Conférence de presse « Les Hommes debout » à l’occasion du…

© Fanny Guex

Exposition du 1er avril au 1er juin 2014

Partant du fait que…

Photographie des projections au BOZAR à Bruxelles en janvier 2014 © Bruce Clarke

Le 7 avril marque la date du début du génocide au…

Parrains-marraineBS

Entre août et décembre 2013, le Collectif pour les Hommes debout…

Limoges

Exposition jusqu’au 18 avril 2014 à la Faculté de Droit et…

@Fanny Guex

Exposition jusqu’au 29 avril 2014

Le Collectif pour les Hommes debout et…

A venir en 2014

7 – 16 mars participation au Festival du Film et Forum des Droits Humains de Genève
21 mars soirée de présentation au centre socioculturel Pôle Sud dans le cadre de la semaine lausannoise de lutte contre le racisme
5 mars – 29 avril exposition à la Cathédrale de Lausanne
28 mars – 22 avril exposition des oeuvres originales à l’Université de Limoges
1er avril – 1er juin exposition sur la Place des Nations à Genève
7 avril – 20 avril exposition le long de l’avenue principale d’Ivry sur Seine. (11 avril – concert Gaël Faye « Les Hommes debout » à Ivry)
avril – exposition sur la Grande Place à Bruxelles, ainsi qu’à Mons, Saint-Gilles et Liège
6 avril – exposition à la bibliothèque nationale du Rwanda à Kigali pendant 100 jours. Inauguration en présence de Bruce Clarke le 6 avril.
Dès le 7 avril exposition pendant 100 jours d’un Homme debout géant à Lille et à l’abbaye de Neumünster au Luxembourg
7 Avril à 20h performance lumière et son, simultanément sur la façade du Palais des Beaux Arts de Lille, à l’abbaye de Neumünster Luxembourg, à Bruxelles, sur la cathédrale de Lausanne, à Ouidah – Bénin
7 à 10 avril – UNESCO à Paris avec l’Ambassade du Rwanda et Ibuka France
27 avril – « La 9e Journée annuelle de sensibilisation aux génocides et à leur déni », organisée par le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], mettra en scène les « Hommes debout » sur le parvis de Notre-Dame, Paris,
22 mai – 15 juin exposition des oeuvres originales à l’abbaye de Neumünster au Luxembourg

Événements passés

Novembre 2012 atelier avec des artistes béninois et création de la première Femme debout sur la route des esclaves au Bénin à l’invitation de la Fondation Zinsou
Mai 2013 exposition au Festival Etonnants Voyageurs à St. Malo
Août 2013 participation au Festival Cinéma d’Afrique à Lausanne
Octobre 2013 participation de Bruce Clarke au colloque «Engaging Minds: Words and Images», Boston University
Octobre 2013 projections lumineuses à la Maison des Métallos aux côtés de la représentation théâtrale de la Cantate de Bisesero du Groupov
30 nov. inauguration d’un Homme debout par Noël Mamère à la chapelle de Mussonville, Bègles
7 nov. – 15 déc. exposition à la médiathèque Marguerite Duras, Paris
25 janvier 2014 projections au BOZAR, Bruxelles pour accompagner la Cantate de Bisesero

La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est un instrument de guerre, offensif et défensif, contre l’ennemi.
Picasso

En 1994 débute au Rwanda, petit pays au cœur de l’Afrique, l’avant-dernier génocide du XXe siècle. Le soir du 6 avril 1994, l’avion du président, Juvénal Habyarimana, est abattu. En quelques heures, la ville de Kigali est quadrillée de barrières tenues par les miliciens Interahamwe. La chasse aux opposants politiques et à toute personne désignée par sa carte d’identité ou son faciès comme étant « Tutsi » commence.
En moins de cent jours, près d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants trouvent la mort et ce dans l’indifférence internationale. A la machette, à la massue, à coups de fusils, de grenades, noyés ou brûlés vifs, hommes, femmes, enfants, vieillards seront exterminés dans les villes, sur les collines, dans les églises. Face à une telle horreur s’impose le devoir de mémoire, de compréhension des mécanismes et des complicités historiques sous-jacents autant que la diffusion de la connaissance d’un épisode historique, étroitement lié à l’histoire coloniale européenne et souvent négligé en Occident.

Gisozi photos victimes1

Planifié de longue date et organisé essentiellement sous les ordres du Hutu Power, ce crime des crimes contre l’Humanité se déroula dans l’indifférence de la communauté internationale et sur fond de guerre d’influence hégémonique entre pays occidentaux dans la région des grands lacs africains. Certains de ces pays ainsi que l’ONU ont reconnu en partie leur part de responsabilité dans le génocide des Tutsi. Néanmoins, très peu d’actions concrètes de réparation sont entreprises en faveur des victimes survivantes qui continuent à faire face aux conséquences multiples et multiformes du génocide et aux discours négationnistes banalisant la gravité du crime.
C’est pourquoi il est impératif d’affirmer la mémoire du génocide des Tutsi pour rappeler à l’Humanité que, malgré les bonnes résolutions et les discours qui ont suivi les génocides des Arméniens, des Tziganes et des Juifs, il y eut un autre génocide face auquel nous sommes restés silencieux.

 

Bruce Clarke
Bruce Clarke est né en 1959 à Londres, de parents sud-africains en exil du fait de leur militantisme anti-apartheid. Son œuvre traite de l’histoire contemporaine, déconstruit les modes de pensée et les représentations de nos sociétés pour stimuler une réflexion sur le monde actuel. Partant de fragments déchirés, de journaux, d’affiches, il lie mots et couleurs. Les éléments de collages sont pris comme entités uniques, individuelles, puis noyées, couvertes, enduites pour épaissir et opacifier le support avant de réapparaître autrement, sous la forme d’un vaste palimpseste. Chez Bruce Clarke, le travail plastique est inséparable d’un militantisme politique. Il devient une figure majeure du mouvement anti-apartheid en France, s’engage pour les clandestins, effectue un reportage photographique au Rwanda quelques semaines après le génocide. A la demande de rescapés, il entreprend en 2000 de créer le « Jardin de la Mémoire » près de Kigali. Il expose régulièrement en Europe, en Afrique, aux Etats-Unis et en Inde.

Richard Korblah
Né en Côte d’Ivoire, aux origines béninoises, togolaises, burkinabés, ghanéennes, son travail est aussi métissé que ses origines, et prône la tolérance envers l’Autre. Ses œuvres sont actuellement tournées vers le peuple Peuhl, marginalisé au Bénin comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il s’interroge sur leurs coutumes, telles que la flagellation, les tresses portées par les femmes peuhles… Par des peintures où sont intégrées des photographies en partie transformées, et des sculptures à base de jute, de terre et de pigments, il cherche par son travail à promouvoir et faire partager la tolérance, l’acceptation de l’autre, le dialogue et la culture de la paix.

Thierry Oussou
Né à Allada en 1988, Thierry Oussou dessine depuis son plus jeune âge. Aujourd’hui, il manipule des formes artistiques variées – vidéo, photo, installation, dessin – dans le but de dénoncer l’isolement de l’individu dans le monde actuel. Ses installations recourent aux quatre éléments. Le feu naît sur des masques et témoigne de la douleur humaine. Alliant sens de la tradition et modernité, le travail de Thierry Oussou a trouvé une reconnaissance au Bénin comme à l’étranger. Prix spécial au concours national d’art scolaire (2005), nominé meilleur artiste plasticien au Benin Golden Awards (2010), trophée The one minutes Africa Awards au Caire en Egypte (2011). Soucieux de contribuer à l’éveil artistique des jeunes, Thierry Oussou anime des clubs d’arts plastiques dans des collèges de Cotonou. Il a également créé l’atelier Yè, installé à Allada, destiné à promouvoir la culture de la Cité Royale. « C’est un grand plaisir pour moi d’avoir participer au projet les Hommes debout. »

Laeïla Adjovi
 Métisse franco-béninoise, Laeïla Adjovi a grandi dans plusieurs pays africains. A 20 ans, lors d’un stage à New-Delhi dans une ONG indienne, elle fait ses premiers pas en photographie. Elle s’initie ensuite aux techniques de la photographie argentique et du laboratoire. Adepte d’une photographie documentaire ou de reportage qui créerait du lien entre les couches sociales, entre les cultures et entre les mondes, elle développe aussi une approche artistique qui mêle peinture, dessin et manipulations en chambre noire. Toujours entre deux supports, c’est pour aller faire de la radio au Sénégal qu’elle revient s’installer sur le continent. Reporter, photojournaliste, camerawoman, plasticienne, elle vit et travaille à Dakar depuis 2010.

Mouf 1

Moufouli Bello
Béninoise, d’origine Yoruba, Moufouli Bello, est arrivée au dessin au trait par curiosité. Elle s’initie très vite à la photographie et aux arts plastiques. Juriste en Normes internationales du travail, mais avant tout passionnée par l’art sous toutes ses formes, elle allie ses deux disciplines au quotidien. Partant des histoires et des légendes de son enfance, elle écrit également des livres pour enfants, des nouvelles et des romans. «Le workshop effectue avec Bruce Clarke qui a donné naissance à Té Ndé fut une expérience édifiante et très instructive. Cela m’a permis de rencontrer et d’échanger avec d’autres artistes, de subir les aléas liés à notre passion puisque cette œuvre a été détruite».

Kajero
Kajero est un artiste originaire du Cameroun. Après deux années d’étude de biochimie à la faculté de Yaoundé, il comprend qu’il souhaite faire de la peinture sa vie. Il devient l’assistant de Paul Awassumé grâce auquel il s’initie aux rudiments de la peinture. Après deux années qui lui ont en quelque sorte servies de formation, Kajero est rappelé à l’ordre par sa famille qui tente de lui interdire de faire de la peinture un métier, en l’attirant sur une autre voie professionnelle. Après une année d’essai, il finit par chercher son chemin, sa place (« sa chaise ») ailleurs, et part pour la Côte d’Ivoire pendant quelques mois. C’est sur la route qui devait le ramener au Cameroun, qu’il s’arrête finalement à Cotonou. Là, il rencontre Tchif de qui il devient l’assistant. Parallèlement, il commence à développer son travail. Dans la maitrise des formes, il cherche à exprimer la compréhension de l’Homme au sens réel. Du réel d’où il vient, de l’Homme qu’il est, de la vie qu’il mène, cette réflexion le conduit chez les impressionnismes puis chez les surréalismes et, finalement dans la recherche de sa place et de la liberté, Kajero devient totalement contemporain. C’est en 2009 qu’il décide de voler de ses propres ailes et plonge complètement dans les objectifs qu’il s’est fixé.

Prince Toffa
Prince Toffa a commencé sa carrière artistique par le travail du tissu. Entre 1997 et 2003, il suit des cours en design et couture à Cotonou. Rapidement, il complète sa formation y ajoutant peinture et collage. Son parcours le conduit à exposer au Ghana, au Togo et au Niger en 2010.

Désiré Dedehouanou
Né à Natitingou dans le nord du Bénin, Désiré Dedehouanou a fait ses études à porto Novo. Très tôt il prend goût au dessin et s’initie à la calligraphie et travaille l’encre de Chine Sollicité pour animer des ateliers d’art, il illustre également des manuels, dont le Chasseur et le crocodile, et réalise des logos et des publicités. Sa première exposition personnelle a eu lieu au Musée Ethnographique de Porto Novo en 2011.

L’humanité ne peut vivre éternellement avec
dans sa cave le cadavre d’un peuple assassiné.
Jean Jaurès

Jeune-Afrique

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Collectif pour les Hommes debout / Upright Men
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1066 Epalinges
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(pas de frais bancaires pour la zone euro) :
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